Table ronde: L'universalisme français, ou la tyrannie de la majorité. Pistes pour une Wikipédia francophone plutôt que française.
🎥 Session recording: [https://youtu.be/I8CGg8tS6VA?t=772](https://youtu.be/I8CGg8tS6VA?t=772)
Avec la participation de:
1. [Miguel Tremblay](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Dirac) (Québec)
2. [Donatien Kangah](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Papischou) (Côte d'Ivoire)
3. [Alexandra Tchuileu](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Lexy_Tchuileu) (Cameroun)
4. [Florence Nibart-Devouard](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Anth%C3%A8re) (France)
5. [Raveloaritiana Mamisoa Isabelle](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Mammysou17) (Madagascar).
6. [Sabrina Mac Gregor](https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:SabrinaMacGrg) (Québec, Animatrice)
La Wikipédia francophone n'est pas une Wikipédia française, mais lorsqu'il y a confrontation des opinions, c'est souvent la vision hexagonale qui finit par dominer. Les décisions prises par vote majoritaire peuvent alors marginaliser les perspectives des francophones hors de France, qu'ils soient québécois, africains, belges ou suisses. Les conventions de nommage, les critères d'admissibilité et les débats communautaires reflètent parfois un cadre de référence français présenté comme universel.
Cette présentation propose un état des lieux de ce biais, à partir d'exemples concrets tirés principalement du contexte québécois, mais aussi de la francophonie africaine. Elle s'appuie sur mon expérience de contributeur et sur le chapitre de Nathalie Casemajor dans l'ouvrage collectif *Le mouvement Wikimédia au Canada* (Presses de l'Université de Montréal), qui analyse les protocoles de pluralisation culturelle des savoirs dans Wikipédia.
L'objectif n'est pas de pointer du doigt, mais de proposer des pistes concrètes pour que la Wikipédia francophone devienne véritablement francophone : des mécanismes qui permettent aux communautés minoritaires de faire valoir leurs perspectives sans être systématiquement écrasées par le poids du nombre. Comme ce n'est généralement pas la majorité qui initie l'ouverture envers ses minorités, et cette session s'adresse d'abord aux francophones non français qui souhaitent faire entendre leur voix.